moments in life, shut up and see! =)

# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:20

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 14:26

BRUCE LEE

BRUCE LEE
Bruce Lee (lee Jun Fan)
Nationalité: Chinoise
Date de naissance 27/11/1940
Statut: décédé le 20 juillet 1973
Genre: Acteur, Réalisateur (best of the best!)


Etant fan de Bruce Lee (depuis que je suis en âge d'apprendre), je me dois de lui consacrer une rubrique à la première Star du Canton. L'ascension du dragon, le mythe qui a tant marqué mon enfance continuera de briller pour toujours à travers mes rêves. L'homme le plus fort du monde, comme celui qui a atteint la perfection dans l'art du combat affiné n'est pas seulement un symbole des arts-martiaux mais une philosophie de vie: Le Jet Kune Do la Voie du Poing qui Intercepte...

Selon Bruce ce n'est pas le style qui fait le pratiquant mais, le pratiquant qui fait le style.
Par son Jet Kune Do, il rompt avec l'éthique habituelle. Il voulait une méthode de combat en situation réelle, une méthode visant à étudier plusieurs arts martiaux, une methode pour faire évoluer sa propre pratique afin de s'exprimer soi-meme librement. On a parfaitement le droit de mordre, de crever les yeux, de frapper les hommes dans leur intimité; C'est une méthode de combat en tant réelle.

Il l'avait abordé, cet art, comme à son habitude, en refusant de se plier à quelques règles que ce soit.
Et son premier cheval de bataille avait été la nocivité de la concurrence établie entre les différents styles de combat.
“Personnellement, dit-il un jour, je ne crois pas au mot style. Pas tant qu'il n'y a pas d'êtres humains dotés de trois bras ou de quatre jambes; il n'y aura différents styles de combat que quand il existera une catégorie d'humains dont le corps sera diférent du nôtre... Le malheur, c'est qu'il existe la boxe, qui utilise les mains, le judo, où l'on vise au déséquilibre, etc. Je ne rejette rien de tout cela. Tout ce que j'essaie d'expliquer, c'est que ce sont les styles qui séparent les gens.
Quand vous pratiquez un style japonais, vous exprimez un style japonais, pas vous-mêmes.
Il faut vous poser la question: comment m'exprimer? Quand vous lancez un coup de poing, vous devez être tout entier dans ce coup.”

Et Bruce allait plus loin: rejetant avec violence les gestes, les mimiques, les rituels et les positions de l'enseignement classique, il fut le premier à affirmer hautement et clairement que l'art martial ne devait pas être une danse ou une religion, mais avant tout un moyen de vaincre. Et que, pour parvenir à cela, les styles n'étaient que des entraves.
“Je ne suis pas un style, je suis tous les styles, disait-il à ses élèves; vous ne pouvez pas prévoir ce que je vais faire, et moi-même je n'en sais rien; mon geste sera le résultat de vôtre geste, ma technique le résultat de la vôtre”.
“Entendons-nous une bonne fois pour toutes, insista t-il dans le numéro de septembre 1971 de “Black Belt”,
je n'ai inventé ni nouveau style, ni mélanges de styles, ni modifications.
En aucune façon je n'ai enfermé le Jeet Kune Do dans un mélange de lois qui le différencieraient d'un autre style.
Au contraire : j'espère libérer mes camarades du joug des modèles, des styles et des doctrines.”

S'il prenait tant à coeur le développement des arts martiaux, c'est d'ailleurs parce qu'il y trouvait autre chose que de simples techniques de combat. “Comme tous les arts martiaux, confia t-il au “Fighting Stars Magazine”,
les arts martiaux sont avant tout une connaissance de soi-même. En ce sens un coup de pied ou un coup de poing ne sont pas tant donnés pour étriper votre adversaire, que pour vous forcer à sortir vos tripes à vous, en faisant sauter vôtre frayeur ou vôtre blocage. C'est pour cela, d'ailleurs, que je pense qu'un véritable acteur doit faire du sport s'il veut être entièrement lui-même.
” En exigeant toujours de pouvoir être lui-même, Bruce Lee a sorti le Kung-fu de l'obscurité où beaucoup de gens cherchaient à le maintenir, l'a fait connaître au monde et l'a, du même coup, débarrassé d'une bonne couche de poussière accumulée pendant des millénaires de respect et de tradition.

# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:24

Modifié le lundi 26 octobre 2009 15:53

BRUCE LEE

BRUCE LEE
Lee Jun Fan naît le 27 novembre 1940 (l'année du Dragon) entre 6 et 8 heures du matin (l'heure du Dragon) dans le Jackson Street Hospital à China Town. Grace Li, sa mère, est une métisse originaire de Shangaï dont le père est allemand. Cette dernière a fait le voyage aux USA afin d'accompagner son mari Hoi Cheun Li, acteur comique de l'opéra cantonais de Hong-Kong. Grace appréhende les esprits malfaisants, malgré son éducation catholique, pour avoir été éprouvée par le décès d'un premier garçon. C'est pourquoi, elle donne à son fils un prénom féminin : Saï Fon ("Petit Phénix) et lui fait percer l'oreille afin de tromper les esprits malfaisants qui, selon les confucéens, se fichent des filles. Tout de même, elle rebaptisera plus tard son enfant Jun Fan ("Il reviendra") parce qu'elle est convaincue qu'il retournera sur le lieu de sa naissance. La surveillante de garde, Mary Glover, surnomme l'enfant "Bruce".


Son premier tournage à l'âge de 3 mois

Rentré peu après sa naissance à Hong-Kong, le petit Bruce débute sa carrière d'acteur alors qu'il n'a que 3 mois. "Golden Gate Girl" est donc son premier film, il y tient le rôle d'une petite fille.
Ensuite, à partir de 6 ans, Bruce apparaît dans plus de 20 films différents, comme "The Birth of Mankind" où il joue le rôle d'un enfants des rues se battant contre un cireur de chaussures.
Enfant turbulent, il est surnommé "Mo Si Tung" ("Celui qui ne s'assoit jamais"). Insomniaque, le sommeil du petit Bruce est agité, c'est la raison pour laquelle sa grande s½ur Agnès qui dort à côté de lui, le surnomme "Petit Dragon".


Expert en bagarres de rue

Malmené lors d'une bagarre, il demande à apprendre la pratique d'un art martial pour savoir comment se défendre. Révolté contre le nombre de combats de rues, il commence donc à s'entraîner en 1953 sous la tutelle de Maître Sifu Yip Man, expert en "wing chun" ("Poing du joli temps de printemps"). Cet enseignement n'est guère impressionnant et est davantage adapté au corps à corps qu'au combat à distance. La technique des "mains collantes" (chi sao) est le point fort mais surtout la particularité de Lee. L'usage de cette technique lui évite de bloquer les intentions adverses une fois lancées et favorise la neutralisation et l'anticipation des gestes adverses grâce à une constante pression des avant-bras sur l'adversaire. L'enseignement du "wing chun" se révèle très bénéfique ainsi Lee gagne par K. O. ses combats. Il participe aux Championnats scolaires de boxe qui seront la seule compétition sportive qu'il a jamais gagnée et à laquelle il a jamais participée.


Champion de Hong-Kong 1958 de cha-cha-cha

Lee a été sacré champion de Hong-Kong 1958 de cha-cha-cha, une danse à l'époque en vogue dans la colonie britannique. Par la pratique du cha-cha-cha, il ne recherche qu'à séduire les jeunes filles et à améliorer ses déplacements. Ainsi, il multiplie les conquêtes féminines... mais aucune relation ne fut durable puisque l'exubérance trop exacerbée de Lee en société fait fuir les filles.


Son retour aux Etats-Unis

Pendant une rixe, voilà que Jun Fan blesse un jeune garçon dont la famille appartient à la mafia chinoise. Réalisant que son fils risque la prison, Grace Li le pousse à obtenir la nationalité américaine avant qu'il n'ait 18 ans. Officiellement, il doit donc partir aux Etats-Unis afin de devenir dentiste. Intérieurement, Jun Fan pense sincèrement gagner sa vie aux Etats-Unis en y enseignant le Kung-Fu. Au même moment, il américanise son nom en Lee et choisit le prénom de Bruce.

Après 3 semaines de traversée du Pacifique, Bruce Lee débarque donc à San Francisco en avril 1959, alors qu'il est âgé de 18 ans. Bruce s'installe ensuite à Seattle 1959 et vit avec un vieil ami de son père. Il travaillera dans un restaurant. Accepté par l'Edison Technical School, il obtient son diplôme et commence à enseigner le Kung-Fu dans des jardins et parcs.


Son inscription à l'université en philosophie

Au printemps 1961, Bruce rentre dans L'university of Washington en philosophie et enseigne le Kung Fu à des étudiants. A l'époque, Lee s'entraîne plus de 40 heures par semaine, puis en octobre 1963, il ouvre son propre club "le Jun Fan Kung Fu Institute". Il y enseigne et cherche à se perfectionner encore et toujours en tentant de nouveaux mouvements sur ses élèves.

Professeur joyeux, Bruce Lee devient cependant professoral et savant lorsqu'une fille arrive dans l'un de ses cours. En rupture avec la tradition asiatique, il s'inspire de la boxe anglais, du judo, de l'escrime ou même de la boxe française.
Le 25 Octobre 1963, Bruce sort pour la première fois à Seattle avec Linda Emery. Ils dinnent à Space Needle. Il déménage près de l'Université dans sa première école de Kung-Fu.

La même année, le voilà appelé sous les drapeaux pour se livrer à la guerre du Vietnam. Toutefois, il est réformé pour un testicule non descendu et n'ira donc pas au Vietnam.

Puis, il établit une deuxième école de Kung-Fu à Oakland durant l'été 1964. De retour à Seattle, il épouse Linda le 17 août 1964.
Cette même année, la communauté chinoise n'accepte pas que les blancs pratiquent le Kung-Fu. C'est pourquoi un combat est alors organisé : si Bruce perd, il doit fermer toutes ses écoles. S'il gagne, on le laissera tranquille. Bruce Lee remporte le combat en quelques minutes et depuis cet évènement, il re-évalue son style : le Jeet Kune Do (la voie du poing qui intercepte) est né.


Ses premiers grands succès cinématographiques

Le 1er février 1965, Bruce Lee devient papa avec la naissance de son fils Brandon. Peu de temps après, son père décède.
Ed Parker, connu comme père du Karaté américain, invite Bruce à donner une démonstration pendant un championnat de karaté. C'est au cours de cette démonstration que le producteur William Dozier repère Bruce Lee. Ainsi, le producteur lui offre le rôle de Kato dans le "Frelon vert", une série du même genre que Batman (et Robin) avec un héros blanc et son acolyte chinois. Lee gagne 400 dollars à chaque épisode tourné, la série remporte un vif succès dans l'Amérique entière qui découvre le Kung-Fu, le nunchaku et les fléchettes empoisonnées. Lors des tournages, les techniciens demandent même à Bruce de ralentir ses gestes pour la caméra, afin qu'ils soient plus lisibles à l'écran.
En 1967, il ouvre sa troisième école à China Town.


Big Boss

En 1970, blessé en s'entraînant, il commence à rediger "The Tao of Jeet Kune Do" pendant sa période d'inactivité.
Puis, en 1971, la série télévisée fait un tabac à Hong-Kong où Bruce devient une Super Star. Le film "Big Boss" dans lequel Lee joue le rôle de Cheng (un jeune ouvrier chinois luttant contre les gangsters thaïlandais aux ordres d'un japonais) est alors tourné en Thaïlande.




La Fureur du Dragon

Dès 1971, les films vont s'enchaîner comme "La Fureur du Dragon" avec Chuck Norris (champion de karaté que coacha Bruce Lee) et "Le Jeu de la Mort" avec Danny Inosanto.
N'oublions pas qu'il entraîna aussi Kareem Abdul-Jabbar (le pivot star des LA Lakers), l'acteur James Coburn ou encore le scénariste Stirling Silliphant.

Puis, Bruce Lee porte un projet à bout de bras : l'histoire d'un maître shaolin au Far-West. Il le soumet et le propose. Le 7 décembre 1971, il reàoit un télégramme de la Warner lui annonçant que le rôle de Kwai Chang Caine, le Petit Scarabée, est confié à David Caradine, un acteur qui ignore tout du Kung-Fu. On reproche effectivement à Bruce Lee d'être trop "racé", trop "petit", "pas assez connu pour supporter un feuilleton hebdomadaire"... on lui dit même que son accent est "trop prononcé" et qu'il manque d'expérience pour ce genre de choses.
Lee repart donc à Hong-Kong avec sa femme et leurs enfants (Sharon, sa fille, est née le 19 avril 1969).

En 1972, Bruce imagine alors le scénario de "La fureur du Dragon" avec une scène de combat devenue culte dans le Colisée de Rome. Lee ne compte plus supporter l'incompétence des réalisateurs de Hong-Kong, il achète alors une dizaine de livres traitant de mise en scène. Il se lance alors dans l'écriture, dans la production, la mise en scène, le repérage des sites de tournages, les castings, les choix des costumes, le réglage des combats. C'est même lui qui joue des percussions dans la bande-son du film ! Il va jusqu'à tourner 66 scènes en une journée, ce qui explique pourquoi l'acteur perdit du poids et descendit à 58 kilos. Lorsque le film sort, Lee est épuisé et n'a pas anticipé le succès.
Pour éviter les kidnappings, ces deux enfants vont à l'école, protégés par des gardes du corps.
Puis, on propose à Bruce un projet de film avec Elvis Presley mais le Petit Dragon refuse cette collaboration.


Opération Dragon

Enfin, voici le tournage d'"Opération Dragon".
Robert Clouse, le réalisateur, et Michael Allin, le script, s'amusent des problèmes de prononciation de Lee. Ils ajoutent donc le plus de "r" possible dans ses dialogues. Bruce déserte le tournage. La Warner inonde la colonie britannique de télégrammes pour le retrouver. Il tourne enfin sa première scène deux semaines plus tard. Mais le voilà agité de tics nerveux qui rendent infaisables les gros plans. Il est soumis à rude épreuve, puisque sur un plan d'une prise il doit affronter une douzaine d'adversaires.
Lors d'un combat, un tesson de bouteille le blesse et on doit le transporter d'urgence à l'hôpital. Dans une autre scène, un cobra auquel on a heureusement enlevé le venin le mord. Déshydratation et nouvelle perte de poids pour Bruce Lee ! Il règle les séances de combat durant ses nuits d'insomnies et tient malgré tout le choc.


La fin du tournage de la "Fureur du Dragon"

Le 10 mai 1973, c'est la fin du tournage de "La Fureur du Dragon". Pendant un doublage, il s'excuse pour aller aux toilettes et le voilà qui s'écroule. Perte de connaissance d'une vingtaine de minutes pour Bruce Lee qui est transporté d'urgence au Baptist Hospital où il est intubé. On lui administre une perfusion de glucose et l'½dème cérébral est diagnostiqué. Selon ses proches, il aurait pu être provoqué par des coups encaissés lors de scènes de combat.
Bruce Lee aimait aussi se préparer des cookies au cannabis qui - comme il disait - l'aidaient à se relaxer et à arrêter le temps.


# Posté le vendredi 20 juin 2008 09:01

Modifié le lundi 26 octobre 2009 15:53

BRUCE LEE (fin d'une légende)

BRUCE LEE (fin d'une légende)
La fin d'une légende:

Le 20 juillet 1973, vers quatorze heures, Raymond Chow passe chercher Bruce cher lui, a Cumberland Street. Les deux hommes discutent du scénario du jeu de la mort, puis ils se rendent chercher l'actrice taiwanaise Betty Ting Pei, afin de lui proposer un rôle dans le film. Ils arrivent chez elle vers seize heures. Betty leur offre des boissons non alcoolisées, et ils passent plusieurs heures à discuter. Bruce se plaint de maux de tête, et Betty lui administre un cachet d'Equagésic, un genre de calmant. Vers dix-neuf heures trente, Raymond Chow part à l'hotel Miramar où il a rendez-vous avec l'acteur australien Georges Lazenby. Bruce lui dit qu'il le rejoindra plus tard, et il va s'allonger. Après le départ du producteur, Betty tente à deux reprises de réveiller Lee, qui semble profondément endormi. Finalement elle appelle Chow qui revient chez elle vers vingt-et-une heure trente. Voyant que Chow ne parvient pas à r'éveiller Bruce. Bettv Ting fei téléphone à son médecin, le docteur Chu Pho-Hwye. Celui-ci décide de faire hospitaliser Bruce et appelle une ambulance. Plus tard, au cours de l'enquête qui suivra, on demanda au docteur Chu pourquoi il n'a pas envoyé Lee au Baptist Hospital, tout proche, mais au Queen Elisabeth Hospital, beaucoup plus éloigné, alors que des soins rapides étaient nécessaires : "j'ai tenté de ranimer Lee pendant au moins dix minutes, répondit Chu. Comme il ne réagissait pas, il ne m'est pas venu à l'idée que le temps pouvais être un facteur important". Vers 22H30, à son arrivée à l'hospital, les médecins tentent de sortir Bruce du coma en lui insufflant de l'oxygène, et par massage cardiaque. Linda Lee attend aux cotés de Raymond Chow, qui l'a prévenue. Finalement, à vinqt-trois heures trente, Chow annonce aux reporters venus aux nouvelles : « Bruce est mort ». Le petit Dragon aura droit à deux cérémonies funèbres, l'une à Hong Kong et l'autre à Seattle aux États-Unis où il sera inhumer. A Knowloon, c'est une foule immense, de 10 à 20 mille personnes, dont certaines avaient dormi dans la rue, qui s'est massée le long de l'itinéraire emprunté par le cortège. Bruce repose dans un cercueil ouvert, à l'intérieur d'un salon funéraire. Des centaines d'amis et admirateurs défilent toute la journée pour présenter leurs condoléances à Linda et à ses deux enfants, vêtus de blanc ainsi. Grace et Peter Lee se tiennent a ses côtés. Lo Wei, Raymond Chow, Nora Miao (co-vedette de Bruce et qu'on dit avoir été sa maîtresse) et Georges Lazenby, entre autres, viennent s'incliner devant un autel surmonté d'une photo du défunt. Pour Linda la cérémonie est terrible. Lorsque le cercueil est porté à l'extérieur, les trois cents policiers ont du mal à retenir la foule et l'on assiste à quelque, scènes d'hystérie. Six -jours plus tard, Bruce est enterré au cimetière de Lake View, à Seattle. Des funérailles discrètes qui réunissent au plus une centaine de personnes. James Coburn, Steve Mac Queen, Robert Lee, Taky Kimura et Dan Inosanto portent le cercueil. Suivant la volonté de Bruce, Linda conclut le service funèbre par un verset de « When I die », le grand succès du groupe Blood, Sweat and Tears : « Et lorsque je serais mort et loin, il y aura toujours la naissance d'un enfant dans ce monde pour prendre le relais... ».

UN CLIMAT TENDU

Quatre jours avant sa mort, Bruce téléphone à William Cheung son ami d'enfance installé en Australie, avec qui il était resté en contact. Au cours de cette conversation, Lee dit à Cheung qu'il se sentait menacé. En février 1973, Bruce participa à une remise de trophées sportifs dans son ancien collège, Saint-François-Xavier. Au cours de la cérémonie, une porte claqua, et Lee se jeta aussitôt à terre. Plus tard, il confia au Père Grégory, le directeur de l'école, qu'il transportait un revolver dans son sac. Bruce devenait de plus en plus nerveux. Les incidents se multipliaient, et la presse de Hong Kong, qui l'avait pris en grippe., en fit largement l'écho. Ainsi, un soir, Lee était invité à la télévision en compagnie de plusieurs maîtres représentant différentes écoles d'arts martiaux. A tour de rôle, chacun expliqua pourquoi il pensait que son style était supérieur aux autres. Soudain, un spectateur d'une cinquantaine d'année se leva et les mit au défi de le déséquilibrer en le poussant. Tous essayèrent, mais sans succès. Bruce était le dernier. Agacé par les sarcasmes de l'homme qui l'encourageait en le traitant de gamin, il le mit K.O. d'un magistral coup de poing en pleine figure. " Pourquoi as-tu fait cela, lui demande t-on ? - Parce que moi, je ne pousse pas, je frappe ». Peu de temps avant sa mort, au printemps 73, Bruce discutait avec Raymond Chow dans le bureau du producteur. La conversation se porta sur Lo Wei. que Lee trouvait prétentieux et profiteur. Apprenant que le metteur en scène était dans l'immeuble, Bruce alla le trouver et l'injuria copieusement. La femme de Lo Wei qui avait offert à Lee son premier contrat tenta de s'interposer et vint faire des remontrances a Bruce. Rendu furieux. celui-ci retourna dans la salle de projection où Lo Wei sonorisait un film et menaça de lui briser les jambes. Épouvanté, le metteur en scène appela la police. Pour révéler l'affaire, Lee dut signer un papier où il s'engageait à laisser Lo Wei tranquille.

ENQUÊTE ET VERDICTE

Les incidents de ce genre étaient fréquents. Stirling, Silliphant, avec qui Bruce se brouilla deux mois avant sa mort, témoigne : " Lee n'a jamais trouvé le calme que les arts martiaux sont censé apporter. Il méritait bien la plupart des ennuis qui s'abattaient sur lui et même il donnait l'impression de les rechercher " Afin de couper court aux rumeurs sur la mort de Bruce Lee qui ne cessaient de s'amplifier, le gouvernement de Hong Kong finit par ordonner l'ouverture d'une enquête officielle. Celle-ci débuta le 3 septembre I 973, elle fut dirigée par le coroner Egbert Tung. La cour commença par établir avec certitude que Bruce se trouvait bien chez Betty Ting Pei au rnoment de son malaise, et non chez lui, cornme Raymond Chow l'avait tout d'abord déclaré à la presse. Puis, le 17 septembre, Linda fit sensation en révélant que Bruce fumait de temps à autre de la marijuana. Mais l'expert-chimiste désigné par le gouvernement. le docteur l.am. expliqua à la cour que les quantités infimes de cannabis découvertes dans le corps du défunt ne pouvaient en aucun cas avoir entraîné la cause de la mort. La compagnie qui assurait Lee sur la vie profita de cette révélation pour ne pas payer la somme énorme (on parlait de deux millions de francs) qui aurait dû revenir à sa famille. En effet, l'usage de narcotiques faisait partie des clauses restrictives. Le docteur Lan avait procédé a l'autopsie de Bruce Lee trente-six heures après son décès. II avait analysé des échantillons du contenu de l'estomac, des urines, du sang, des reins, de l'intestin grêle et du colon. Voulant vérifier l'hypothèse d'un empoisonnement, Lam a cherché des traces de mercure. de plomb, de morphine, d'alcool et d'autre substances organiques. Mais il ne trouva rien. La cour apprit que le 10 mai 1973, soit environ deux mois avant la mort sa mort, Bruce eut un malaise dans les locaux de la Golden Harvest. Raymond Chow le fit aussitôt transporter au Batist Hospital, où il fut soigné par le docteur Langtord. Ce dernier fut au coroner Tung que Lee était mourant à son arrivée : "en proie d'une forte fièvre, inconscient, il respirait bruyamment. Puis il a cessé de respirer et il a eu une série de convulsions. Tout son corps se corps se tordait et nous avons eu beaucoup de mal à le contrôler, car il était incapable de parler. Comme il ne réagissait pas à nos soins, nous lui avons donné du mannitol pour réduire lu tumescence du cerveau que nous avions observée. Nous, avons mis deux heures et demie pour le ranimer. Quand Lee a repris connaissance, il était incapable de parler. Au bout d'un moment, il s'est mis à balbutier et c'est seulement lors de son transfert dans un autre hôpital qu'il a pu parler à nouveau ". Le docteur Woo, un neurochirurgien, conseilla à Bruce de procéder à un examen approfondie de son cerveau, afin de vérifier s'il ne s'était pas produit d'hémorragie cérébrale. Lee refusa, il se rendit ensuite à Los Angeles, où il fut examiné par le docteur Reisbord. Après toute une série d'examen, celui-ci conclut que la défaillance de Lee fut "un dérangement convulsif d'origine épileptique et dont la cause reste inconnue ". Il prescrivit à Bruce un médicament, la Dilantine, utilisé par bon nombre d'épileptiques. A son retour à Honk Kong, son frère Peter lui dit qu'il avait maigri. Quelques mois plus tôt, afin de paraître encore plus à son avantage devant les caméras, Bruce c'était fait enlever les glandes sudoripares situées sous les aisselles. A la suite de cette opération, il perdit du poids, passant de soixante-dix à soixante kilos. La cour établit que Bruce prenait régulièrement deux médicaments : un calmant, le Doloxène, suite à une blessure du dos, et la Dilantine, l'anti-épileptique prescrit par le docteur Relsbord. Le cachet d'Equagésic que Lee avait absorbé le soir de sa mort est un mélange d'aspirine et de méprobanate. Il peut être dangereux s'il est pris avec de l'alcool, mais Bruce n'en avait pas bu ce jour-là. Finalement le docteur Lycette, du Queen Elizabeth Hospital, émit l"hypothèse que la mort de Lee avait pu être causée par une hypersensibilité à l'Equagésic, ayant provoqué une congestion cérébrale. « Son cerveau avait gonflé comme une éponge, expliqua le médecin. Les commission d'enquête se rallia à l'opinion du professeur Tear et rendit le verdict de " mort par inadvertance "

# Posté le vendredi 20 juin 2008 09:11

Modifié le lundi 26 octobre 2009 15:53

BRUCE LEE

# Posté le samedi 05 juillet 2008 12:52

Modifié le lundi 26 octobre 2009 15:54